La grandeur de Mohammad (saws), l’ultime prophète

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 Les grands hommes se distinguent dans différents domaines à travers lesquels apparaît leur grandeur et se manifestent leur sublimité et leur suprématie : Il y a les grands de la science, les grands de la guerre, les grands de la charité, les grands de la philosophie, et bien d’autres domaines qui sont des sources de la grandeur.

La grandeur des grands hommes quelque soit l’origine de cette grandeur est fondée sur des éléments qui en sont les causes tout comme le tronc de l’arbre pousse sur les racines. Le niveau de la grandeur, son ampleur et sa pérennité sont en fonction de la force contenue dans les fondements et les sources de même que la force du tronc ainsi que sa grandeur et sa capacité de résister face aux vents et les intempéries sont en fonction de la capacité des ses racines à le nourrir et à le stabiliser.

Et si nous recensons et analysons les causes de la véritable grandeur, nous constaterons qu’elle repose, selon les véritables normes de la vie humaine, sur des fondements dont les plus importants sont au nombre de quatre :

Le premier : Les qualités psychologiques et morales qui se trouvent dans le grand homme.

Le deuxième : le niveau de créativité et la sublimité des principes et des actions qu’il a apporté.

Le troisième : sa capacité et sa réussite à concrétiser son projet réformateur, c’est-à-dire, sa capacité d’exécution.

Le quatrième : Sa réussite à former une génération de bons leaders capable d’assumer la responsabilité de préserver les principes et de poursuivre leur mise en application.

La grandeur ne pourrait connaître de globalité ni de profondeur et ne pourrait atteindre la plénitude qu’en associant ces quatre fondements.

De même, c’est en fonction du manquement à ces fondements que le degré de la grandeur diminue et c’est en fonction de ce manquement que l’horizon de cette grandeur se voit limité.

Nous allons exposer dans ce qui suit la grandeur de notre Prophète (saws) selon ces quatre normes afin de réaliser à quel point ces fondements se concrétisent dans sa grandeur.

 

 

Le premier fondement

Quant au premier fondement de la grandeur que sont les qualités psychologiques et morales, ce que l’histoire relate à propos des qualités et des caractéristiques morales dont était doté le Prophète (saws), nous informe qu’elles constituaient le plus grand exemple et la forme la plus noble que l’histoire humaine a pu connaître.

Avant la révélation, il était un modèle unique du jeune vertueux et de la nature humaine la plus droite et la plus pure au point d’être nommé par son peuple « al-amin », le digne de confiance. Depuis son jeûne âge, jamais on n’a connu de lui – alors qu’il vivait dans un environnement obscurantiste – qu’il avait bu de l’alcool, adoré les idoles de son peuple, qu’il s’était diverti avec un moyen corrompu ou qu’il avait suivi une passion parmi les passions des jeunes. Nul parmi son peuple ne lui a jamais attribué une telle chose, eux, qui sont devenus après son appel à l’islam ses ennemis les plus farouches.

Il aimait les pauvres. Il était compatissant envers les faibles et défenseur de l’opprimé, raison pour laquelle il a participé au pacte de la vertu « hilf al-foudoul » selon lequel un groupe de nobles et de justes parmi les qourayshites s’est engagé à soutenir les faibles et les opprimés et à leur restituer leurs droits confisqués par les plus forts et tyrans parmi les chefs mecquois.

Après la révélation, la mère des croyants, ‘Aïsha, que Dieu l’agrée dit que son comportement était le Coran, c’est-à-dire qu’il incarnait tous les enseignements énoncés dans le Coran.

Elle dit aussi : « Il ne s’est jamais mis en colère pour sa propre personne, sauf si l’un des interdits de Dieu était transgressé, dans ce cas, il se mettait en colère pour Dieu »

Avant cela, lorsqu’il reçut la révélation pour la première fois dans la grotte de Hira, et rentra chez lui tremblant de peur à cause de ce qu’il vit et entendit, il informa son épouse Khadija de ce qu’il lui arriva et celle-ci le réconforta en disant : « Par Dieu ! Jamais Dieu ne t’humiliera. Tu respectes les liens de parenté, tu soutiens le faible, tu donnes au démuni, tu accordes l’hospitalité à l’hôte et tu aides les gens à surmonter les adversités.

Après cette présentation générale de la morale du Prophète (saws), nous attirons l’attention sur quatre qualités du Prophète (saws) extrêmement importantes dont il est rare de voir l’une d’elles – et encore moins de les voire toutes réunies – chez l’un des grands hommes, chez les dirigeants et les détenteurs du pouvoir notamment :

Premièrement : Le Messager de Dieu (saws) a atteint les plus hauts niveaux de la pureté spirituelle par l’adoration de Dieu et les plus hauts niveaux de l’enthousiasme et de l’action. Il déployait ses efforts dans l’adoration ; une adoration sincère par le cœur et les larmes, motivée par crainte de Dieu et de son jugement le jour ultime. Il adorait Dieu en s’orientant vers Lui d’une manière exclusive et en espérant Sa satisfaction par la supplication et la soumission, à travers la Prière, le jeûne, le renoncement, la charité et les donations sans limite. Il distribuait tous les biens qui lui parvenaient et se privait, lui et sa famille des jours consécutifs en attachant des pierres sur le ventre à cause de la faim. Il veillait la nuit en prière au point où la peau de ses pieds se fendillait. Il jeûnait sans interruption en joignant le jour et la nuit et interdisait cela à ses compagnons de peur qu’ils ne puissent le supporter. Il leur disait : « Je passe la nuit chez mon Seigneur, c’est Lui qui me nourrit et m’abreuve »

Son épouse ‘Aïsha, la mère des croyants, que Dieu l’agrée, l’interrogea un jour sur la raison de tous ses efforts en adoration alors que Dieu l’a rassuré dans le Coran en lui annonçant qu’il lui a absout toutes ses fautes passées et à venir, c’est-à-dire tout manquement qu’il a pu produire et qu’il produira tout au long de sa vie ? Sa réponse fut la suivante : « Est-ce qu’il ne m’appartient pas de me comporter en homme reconnaissant? » Il disait à sa famille et à ses compagnons : « S’il vous parvenait de Dieu ce que je sais, vous rirez moins et pleurerez beaucoup »

Les récits relatant son adoration et le niveau de son adoration que nul autre ne pourrait supporter  sont notoirement connus dans sa « sira ».

Tous ces efforts dans l’adoration ne l’ont guère empêché d’accomplir chaque action en son temps, parmi les actions administratives, législatives, économiques, politiques ou militaires. Il ne laissait passer aucune occasion sans en profiter pour y mettre l’action ou la parole appropriée.

Par exemple, le Messager de Dieu (saws) profita de la meilleure façon du passage d’Abou Sofiane avec la caravane commerciale annuelle en provenance du Sham, bien que son émigration à Médine fût récente. En effet, il n’avait pas encore formé la force militaire nécessaire pour affronter des ennemis plus forts et plus nombreux. Il n’avait pas encore résolu les problèmes engendrés par l’émigration dans la pensée et dans l’organisation de la vie et de la subsistance. Le résultat aux conséquences éternelles de la saisie de cette opportunité fut la grande bataille de Badr qui fit fléchir la force des qourayshites, briser leur protection, tomber leurs principaux chefs et imposer le respect des musulmans.

Puis, lors de la bataille d’Ouhoud, lorsque les musulmans connurent la déchéance après la victoire, à cause de la désobéissance de certains à l’ordre du Messager de Dieu (saws) de maintenir leur position, et rentrèrent abattus à Médine, le Messager de Dieu (saws) craignit que les ennemis puissent imaginer que les musulmans devinrent faibles, ce qui les tenterait à les attaquer. Il fit donc sortir les musulmans qui n’eurent pas le temps de poser les armes en se dirigeant vers le campement de l’ennemi pour reprendre la bataille. Lorsque les ennemis en furent informés, ils firent pris de peur et retournèrent aussitôt à la Mecque en se contentant de ce qu’ils acquirent. Les musulmans retournèrent à Médine en ayant repris confiance en eux et en leur force morale après que la défaite dont ils furent la cause l’eut entaché. Ce fut-là pour eux une leçon et une exhortation qui leur servit lors de toutes leurs campagnes militaires à venir.

Deuxièmement : Parmi les principales qualités personnelles du Prophète (saws) qui sont rares chez les grands hommes détenteurs du pouvoir, nous citons son extrême modestie, pudeur et altruisme.

Sa modestie était fut telle qu’il s’écartait de toutes les formes de somptuosité et de toutes les marques de majesté et de vanité par lesquelles se distinguent habituellement les gouvernants et les présidents et auxquelles ils tiennent fermement, en dépit de la prestance qu’il dégageait et de la volonté de ses compagnons de le vénérer et de l’honorer.

Il ressemblait à ses compagnons dans l’apparence, dans l’habillement et dans la façon de s’asseoir ou d’effectuer les actes physiques. Il n’aimait pas se distinguer d’eux en quoi que ce soit. Lors des préparatifs de la bataille du fossé (les coalisés), il creusait et transportait la terre avec les gens. Pendant les voyages, lorsque ses compagnons de route se levaient pour préparer à manger, il allait ramasser du bois. Le bédouin qui venait le voir alors qu’il se trouvait parmi ses compagnons dans la mosquée entrait en demandant : « Lequel d’entre vous est Mohammad (saws) ? » Les compagnons le lui désignaient car il était assis avec eux comme l’un d’eux.

Quant à sa pudeur, Abou Sa’id al-Khoudri la décrit en disant : « Le Messager de Dieu (saws) était plus pudique que la vierge la nuit de ses noces »

Son altruisme et son renoncement à ce bas-monde étaient tels que lorsqu’on lui apportait des biens, des dons et des butins qui rempliraient une vallée entière, il le distribuait entièrement et passait la nuit sans rien en garder. Lorsque l’un de ses compagnons se rendait compte que le Messager de Dieu (saws) avait faim, il lui apportait un gros pot de lait. Le Prophète (saws) invitait alors les gens de « as-souffa » (les plus démunis parmi les musulmans à qui le Prophète (saws) avait réservé une partie de la mosquée pour qu’ils y résident) et leur faisait passer le pot, puis il buvait ce qui en restait !!

‘Aïsha, que Dieu l’agrée, dit que la famille de Mohammad (saws) ne s’est jamais rassasié de pain d’orge pendant trois lunes consécutives. Par ailleurs, le Prophète (saws) est décédé alors que son bouclier était déposé en gage chez un juif comme garantie d’une dette, comme le rapportent al-Boukhari et Mouslim.

Cette qualité de renoncement, d’ascétisme et d’altruisme est rare, et même inexistante chez les gouvernants et les présidents. En effet, ils ont eu l’habitude, y compris dans les pays démocratiques ou communistes, de s’octroyer des privilèges et de se réserver les meilleures demeures, les meilleurs moyens de transport et autres bienfaits, en plus de l’amassement de grosses fortunes par le biais du pouvoir et de l’autorité.

Troisièmement : La troisième qualité du Prophète (saws) d’une extrême rareté, réside dans le fait de se plier à la vérité. Le Prophète (saws) contracta une dette auprès d’un juif. Un jour, le juif vint le voir pour réclamer le remboursement de la dette, or le Prophète (saws) n’eut pas de quoi le rembourser. Le juif l’agressa verbalement. Lorsque ‘Omar ibn al-Khattab (rad) fit sur le point d’intervenir, le Prophète (saws) l’en empêcha en disant : « Laisse-le, ‘Omar, l’ayant-droit a le droit de s’exprimer »

Cette qualité est fortement liée à une autre qualité très rare chez les grands hommes parmi les détenteurs du pouvoir, à savoir la patience et l’indulgence face à la nuisance et à la rudesse dont font preuve à son égard certains ignorants et brutes. Le récit de ce bédouin qui vint demander au Prophète (saws) un don et qui le tira brutalement le Prophète (saws) par ses vêtements au point où son col laissa des traces sur son cou, est un récit notoirement connu dans la « sira » ainsi que d’autres récits similaires. Le Prophète (saws) supporta ceci et fit preuve d’indulgence en octroyant au bédouin, de plein gré, ce qu’il voulait.

Quatrièmement : Parmi les principales qualités qui distinguent sa vie exemplaire de celle des autres grands hommes figure le fait de se tenir fermement à appliquer la morale dans le domaine de la politique sans exception et sans aucune contradiction avec la prédication et la morale.

Jamais, il n’a violé un pacte conclu avec un ennemi même s’il était désespéré de ce dernier et craignait sa trahison. Jamais, il n’a menti pour remporter une victoire.

Lorsqu’il dit : « La guerre est une ruse », cela ne contredit en rien l’observation de la morale exemplaire en matière de politique. Il s’agit de tromper l’ennemi par la rumeur et la suggestion sans mentir comme le fait de composer les rangs pendant une bataille de manière à  laisser croire à l’ennemi qu’ils sont nombreux, ou de faire du bruit pendant la nuit pour faire croire à l’ennemi l’arrivée des renforts … etc.

Parmi les formes de cette noble ruse contre l’ennemi, lorsque le Prophète (saws) sortait pour une bataille il dirigeait son armée dans une autre direction avant de la rediriger vers l’objectif et ce, afin de cacher ses intentions à l’ennemi. Il s’agit donc de sagesse et de bonne gestion. Cette forme de ruse ne contredit en rien les règles de la morale en politique et dans les manœuvres de guerre.

Un idolâtre du nom de ‘Abdoullah ibn Abi Sarh se convertit à l’islam, puis apostasia et mentit au sujet du Messager de Dieu. Etant coupable de haute trahison[1], le Messager de Dieu ordonna de l’exécuter le jour de la prise de la Mecque. Il se réfugia alors chez ‘Othman ibn ‘Affan (rad) qui était son frère par allaitement. ‘Othman l’amena alors au Prophète (saws) pour lui prêter allégeance. Le Messager de Dieu (saws) retint sa main et détourna de lui son regard à trois reprises, puis accepta finalement son allégeance. Lorsqu’il partit, le Messager de Dieu (saws) dit : « Il n’y avait-il pas parmi vous un homme qui se serait levé pour le tuer quand il m’a vu retenir ma main ? » Ils dirent : « Ô Messager de Dieu ! Pourquoi ne nous as-tu pas fait un signe de l’œil ? » Il dit : « Il n’appartient pas à un prophète de faire des signes de l’œil »

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