Le Prophète ﷺ qui priait déjà pour nous
Le Prophète ﷺ qui priait déjà pour nous
À l’occasion du Mawlid, nous aimons nous souvenir du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), évoquer sa vie, ses qualités, son noble caractère et tout ce que l’humanité lui doit. Mais se souvenir de lui, c’est aussi mesurer la place que nous occupions, nous, dans son cœur.
Car le Messager de Dieu ne s’est pas seulement préoccupé des hommes et des femmes qui vivaient autour de lui. Son cœur embrassait toute sa communauté, présente et à venir. Il pensait à ceux qui croiraient en lui des siècles plus tard, sans jamais l’avoir vu. Il priait pour eux. Il priait pour nous.
Une scène magnifique vécue avec notre mère Aïcha (que Dieu l’agrée) nous permet d’entrevoir cette immense miséricorde.
Urwa rapporte que Aïcha (que Dieu l’agrée) a dit : « Un jour, j’ai senti que le Prophète (paix et salut sur lui) était de bonne humeur. Je dis alors : “Ô Messager de Dieu, invoque Dieu pour moi.” Il répondit : “Seigneur, pardonne à Aïcha ses péchés antérieurs et futurs, apparents et cachés.” »
Aïcha laissa alors éclater sa joie au point que sa tête tomba sur ses genoux.
Le Prophète lui demanda : « Mon invocation te rend-elle joyeuse ? »
Elle répondit : « Et comment ! Bien sûr que oui ! »
Le Prophète (paix et salut sur lui) lui révéla alors quelque chose d’extraordinaire : « Par Dieu, celle-ci est mon invocation pour ma communauté dans chacune de mes prières. » [1]
Une scène d’amour et de proximité
Ce hadith nous fait entrer dans l’intimité du noble Messager de Dieu (paix et salut sur lui). Il nous ouvre la porte de cet univers d’amour et de miséricorde dans lequel vivait notre mère Aïcha (que Dieu l’agrée), qui occupait une place particulière dans le cœur du Prophète.
La scène est belle dans sa simplicité.
Notre mère Aïcha remarque que son époux est de bonne humeur. Elle saisit cet instant et lui demande une invocation. Le Prophète répond favorablement à sa demande et prononce des paroles qui emplissent immédiatement son cœur de joie.
Son rire vient du plus profond d’elle-même, au point que tout son corps en est ébranlé.
Et comment ne se réjouirait-elle pas ?
Celui qui invoque pour elle n’est pas seulement son époux bien-aimé. Il est le Messager de Dieu. Elle connaît la valeur de son invocation et mesure l’immensité du cadeau qui vient de lui être fait.
Mais ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que derrière cette invocation personnelle se cache une miséricorde infiniment plus vaste.
Plusieurs enseignements se dégagent de ce récit.
Rechercher l’invocation des gens de bien
La première leçon de cette scène est celle de la valeur de l’invocation. Notre mère Aïcha demande au meilleur des hommes d’invoquer Dieu pour elle.
Dans notre cheminement également, l’invocation des personnes pieuses peut être un immense bienfait. Nous avons besoin de la compagnie des gens de Dieu, de leurs conseils, de leur exemple et aussi de leurs invocations.
Mais cette réalité doit d’abord nous conduire à reconnaître une vérité fondamentale : la foi est un don de Dieu.
Le Coran nous rappelle : « Il n’appartient nullement à une âme de croire si ce n’est avec la permission de Dieu. » [2]
Nos prières, nos bonnes œuvres et notre cheminement vers Dieu ne doivent jamais nous faire oublier qu’ils sont avant tout des bienfaits de Dieu.
Tout est grâce.
Et parmi les causes que Dieu place sur notre chemin peuvent se trouver une invocation, un conseil, une rencontre, une transmission ou une personne qui nous a précédés dans la foi.
Le Prophète (paix et salut sur lui) disait : « Je suis l’invocation de mon père Ibrahim. » [3]
Quelle leçon d’humilité !
Lui, le Messager de Dieu, reconnaît cette racine. Il sait d’où il vient. Sa mission s’inscrit dans une histoire spirituelle qui le précède.
Et nous ? De qui sommes-nous l’invocation ?
Avons-nous déjà pensé que notre présence sur le chemin de la foi pouvait être liée aux prières d’un père, d’une mère, d’un grand-parent, d’un éducateur, d’un homme ou d’une femme que nous n’avons peut-être même jamais connu ?
Nous ne sommes pas apparus seuls sur le chemin.
Nous sommes les héritiers d’une longue chaîne de croyants et de croyantes qui ont préservé, vécu et transmis la foi. Reconnaître nos racines spirituelles nous préserve de l’illusion de nous être construits seuls.
Savoir saisir les moments propices
Notre mère Aïcha nous enseigne également une forme de délicatesse. Elle ne formule pas sa demande à n’importe quel moment. Elle voit que le Prophète est apaisé et de bonne humeur. Alors elle lui demande d’invoquer Dieu pour elle.
Il existe ainsi des moments favorables, des circonstances dans lesquelles les cœurs sont davantage disposés à accueillir une demande, un conseil ou une parole.
Cette intelligence de la relation fait aussi partie de l’éthique du croyant.
Oser demander pour soi
Il arrive que nous demandions facilement à Dieu pour nos enfants, notre conjoint, nos parents, nos proches ou ceux qui traversent une épreuve, mais que nous pensions moins à demander pour nous-mêmes.
Notre mère Aïcha, elle, demande une invocation pour elle.
Demander pour soi exige parfois beaucoup d’humilité, car cela revient à reconnaître sa pauvreté, son besoin et son insuffisance devant Dieu.
Lorsqu’il s’agit de la vie dernière, le croyant aspire aux plus hauts degrés.
Le Coran nous rappelle ce Jour : « où ni les biens ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à Dieu avec un cœur sain. » [4]
Les hommes rivalisent souvent pour les biens de la vie ici-bas. Le croyant, lui, devrait apprendre à rivaliser dans les œuvres qui rapprochent de Dieu : les prières, le jeûne, les invocations, la générosité, la purification du cœur et toutes les occasions de s’élever spirituellement.
Notre mère Aïcha a reconnu une occasion précieuse et elle l’a saisie.
Savoir se réjouir des cadeaux de Dieu
Notre mère Aïcha rit. Ce rire n’est pas anodin. Elle mesure pleinement la valeur du cadeau qu’elle vient de recevoir et s’en réjouit profondément.
Cette attitude nous interroge également. Savons-nous encore nous réjouir profondément d’un bienfait spirituel ?
Nous sommes parfois davantage touchés par l’arrivée d’un avantage matériel que par une grâce qui concerne notre relation avec Dieu et notre vie dernière.
Notre mère Aïcha, elle, sait ce qui a véritablement de la valeur.
Mais le Prophète (paix et salut sur lui) va alors élargir davantage encore la portée de ce moment. Ce que notre mère Aïcha pensait être une faveur particulière était en réalité l’invocation qu’il adressait à Dieu pour sa communauté dans chacune de ses prières.
Voilà sans doute l’une des dimensions les plus bouleversantes de ce récit.
Ce qu’il venait de demander pour son épouse bien-aimée, il le demandait également pour toute sa communauté : pour les croyants présents autour de lui, mais aussi pour ceux qui viendraient après eux.
Pour nous.
Ne devrions-nous pas, à notre tour, ressentir quelque chose de la joie de notre mère Aïcha en apprenant que le noble Messager priait Dieu pour nous alors même que nous n’étions pas encore venus au monde ?
Son cœur était habité par sa communauté.
Dans un autre récit, le Prophète exprima son désir de rencontrer ses frères. Ses compagnons lui demandèrent : « Ne sommes-nous pas tes frères ? ». Il leur répondit qu’ils étaient ses compagnons et évoqua ceux qui viendraient après eux parmi sa communauté. [5]
Il pensait déjà à nous et nous portait déjà dans ses prières.
Et dans un autre hadith, le Prophète (paix et salut sur lui) explique que chaque prophète disposait d’une invocation exaucée et qu’il avait, quant à lui, gardé la sienne pour qu’elle devienne une intercession en faveur de sa communauté au Jour de la Résurrection. [6]
Quelle magnifique preuve d’amour ! Sa communauté était au cœur de ses préoccupations.
Alors une question s’impose à nous : quelle place le Prophète occupe-t-il, aujourd’hui, dans nos propres préoccupations ?
Prions-nous suffisamment sur lui ? Cherchons-nous réellement à le connaître ? Le faisons-nous connaître autour de nous ? Suivons-nous son exemple ? Faisons-nous vivre son enseignement et sa tradition ?
Le Mawlid ne devrait pas seulement être l’occasion d’évoquer notre amour pour le Prophète. Il devrait aussi nous conduire à nous demander ce que cet amour produit concrètement dans nos vies.
Apprendre à porter les autres dans nos invocations
Le hadith nous enseigne enfin à imiter la générosité du cœur prophétique.
Notre mère Aïcha avait demandé une invocation pour elle-même. Le Prophète (paix et salut sur lui), lui, invoquait pour toute sa communauté. À son exemple, nous sommes invités à élargir nos propres invocations : ne pas demander seulement pour nous-mêmes et ceux que nous aimons, mais porter dans nos prières l’ensemble des croyants, et plus largement l’humanité tout entière.
Le Coran nous apprend ainsi à invoquer pour ceux qui nous ont précédés dans la foi : « Seigneur, pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi. » [7]C’est une manière d’exprimer notre gratitude envers toutes celles et ceux qui ont préservé, vécu et transmis la foi jusqu’à nous : les prophètes, les pieux, les savants et les générations de croyants dont nous sommes aujourd’hui les héritiers.
Nous invoquons également pour nos frères et sœurs du présent. Notre père Ibrahim disait : « Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu’à mes parents et aux croyants, le jour où nous rendrons les comptes. » [8]
Porter les autres dans nos invocations élargit le cœur, nourrit la fraternité et nous décentre de nous-mêmes.
Et à l’image du Prophète, nous devons aussi penser à ceux qui viendront après nous : demander à Dieu de préserver leur foi, de les guider, d’en faire des justes et des héritiers fidèles de la voie prophétique.
Ainsi, l’invocation crée un lien entre les générations : nous prions pour ceux qui nous ont précédés avec gratitude, pour ceux qui cheminent avec nous avec fraternité, et pour ceux qui viendront après nous avec espérance.
C’est aussi cela, suivre l’exemple du Prophète : ne pas penser seulement à nous-mêmes, mais porter les autres dans nos invocations.
Du souvenir à l’héritage
À l’occasion du Mawlid, se souvenir du Prophète (paix et salut sur lui) ne peut se limiter à évoquer sa naissance ou à exprimer notre amour pour lui. Faire vivre son héritage, c’est le suivre, s’imprégner de ses qualités — au premier rang desquelles la miséricorde — et laisser son comportement façonner le nôtre. Dieu dit à son sujet : « Et tu es certes d’une moralité éminente. » [9]et notre mère Aïcha disait : « Son comportement était le Coran. » [10]
Dès lors, une question demeure : où en sommes-nous par rapport à son exemple ? Avons-nous hérité de ses vertus, de son souci des autres, et faisons-nous vivre, à notre mesure, son message et ses œuvres ?
[1] Rapporté par Ibn Hibbân et par al-Bazzâr
[2] Sourate Yûnus, 10, 100
[3] Rapporté par al-Hâkim dans Al-Mustadrak et par al-Bayhaqî dans Dalâ’il an-Nubuwwa
[4] Sourate Ash-Shu‘arâ’, 26, 88-89
[5] Sahîh Muslim, n° 249
[6] « Chaque prophète a une invocation exaucée […] et je veux réserver mon invocation comme intercession en faveur de ma communauté dans la vie dernière. » (Sahîh al-Bukhârî et Sahîh Muslim)
[7] Sourate Al-Hashr, 59, 10
[8] Sourate Ibrâhîm, 14, 41
[9] Sourate Al-Qalam, 68, 4
[10] Sahîh Muslim
Pourquoi est-il important d’étudier la vie du Prophète ?
À l’occasion du mois de Rabi’ al-Awwal, qui marque la naissance du Prophète Mohammed, paix et salut sur lui, les cœurs des fidèles se tournent avec affection et révérence vers celui qui a été envoyé comme « miséricorde pour les mondes » (1). Ce mois béni est un moment propice pour (re)découvrir la biographie de cet homme exceptionnel dont l’existence continue d’inspirer des millions de personnes autour du globe.
La biographie du Prophète Mohammed – Sira Nabawiya – constitue un aspect essentiel de la compréhension et de la pratique de l’Islam. Traduite par “conduite prophétique” ou “agir prophétique”, elle représente bien plus qu’une séquence d’événements historiques ; elle est une source inépuisable de guidance spirituelle et morale.
Cet article vise à mettre en lumière les raisons pour lesquelles tout croyant est invité à connaître la biographie du Prophète Mohammed, paix et salut sur lui.
Suivre le Prophète
Plusieurs versets du Coran nous enjoignent de suivre le Prophète afin de recevoir la guidance divine (2). Suivre le Prophète, paix et salut sur lui, c’est le prendre pour modèle, ce n’est pas juste l’imiter dans les faits et gestes comme beaucoup ; cela implique d’adopter son éthique, d’apprécier sa ligne de conduite et de s’engager spirituellement dans ses enseignements. Cette suivance n’est pas une imitation superficielle, mais une transformation profonde motivée par l’amour de Dieu et de Son Messager : « Dis si vous aimez Dieu, suivez-moi et Dieu vous aimera. » (3)
Ainsi, notre objectif suprême est de suivre, d’aimer le Prophète dans l’espoir d’atteindre l’amour divin, qui est la véritable essence de l’étude sa biographie. En approfondissant notre connaissance du Prophète, nous cherchons à nous rapprocher de Dieu. Cet engagement se nourrit, en autre, en parcourant sa vie. En effet, nous ne pouvons réellement apprécier et suivre une personne sans d’abord apprendre à la connaître et à l’aimer profondément.
L’Amour pour le Prophète
Il existe une autre dimension qui élève la qualité de la suivance, c’est l’amour. Celui qui suit par amour, suit le Prophète de la meilleure des façons. L’amour pour le Prophète, paix et salut sur lui, est un autre pilier essentiel qui se renforce en explorant sa vie. Connaître en profondeur ses traits de caractère, ses paroles, ses épreuves, apprécier ses qualités, ses vertus, ses exploits, ses œuvres transforme et enrichit la relation du croyant envers cet être exceptionnel au point de l’aimer. Cet amour inspire alors une fidélité qui facilite la pratique des enseignements et renforce notre lien avec Dieu.
Comprendre le Coran
Connaître la vie du Prophète, paix et salut sur lui, est également indispensable pour comprendre le Coran. De nombreux versets ne peuvent être pleinement compris sans connaître le contexte historique et personnel dans lequel ils ont été révélés. Par exemple, la sourate « Ad-Duha – le jour montant » (4) prend un sens particulier à la lumière des moments de doute et de désespoir que le Prophète a traversé durant la rupture momentanée de la Révélation.
D’après notre mère Aïcha, que Dieu l’agrée : « Le comportement du Messager de Dieu était le Coran » (6) ; les gens qui l’accompagnaient disaient de lui « C’était un Coran qui marchait sur terre ». Connaître la vie du Prophète, c’est aussi comprendre et mettre en pratique la parole de Dieu.
Résilience et Espérance
Dans un monde confronté à l’injustice à l’égard des musulmans – notamment en Palestine – , à l’islamophobie et à diverses formes de discrimination, la lecture de la vie du Messager de Dieu, paix et salut sur lui, offre espoir et persévérance. Elle montre comment le Prophète et ses compagnons ont fait face à l’adversité, fournissant ainsi un modèle de courage et de foi inébranlable.
Les récits des Prophètes, des civilisations, des époques antérieures sont une exhortation qui apporte beaucoup en termes d’enseignement. Dieu, exalté soit Son Nom, enseignait à Son Messager les histoires des Prophètes qui l’ont précédé afin de raffermir son cœur, de le rassurer et de l’accompagner dans sa persévérance face aux épreuves : « Et tout ce que Nous te racontons des récits des messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel aux croyants. » (7)
Ainsi, lorsque nous étudions la vie du Prophète et celle des gens qui nous ont précédés dans la foi, nous partageons nos peines, nous comparons nos épreuves, nous répartissons la charge : « Certes, ils ont beaucoup plus souffert et ils ont été endurants » ; ainsi les cœurs se raffermissent. On réalise que la voie qui mène à Dieu à travers ces modèles vivants est une voie ascendante, parsemée d’épreuves salutaires, qui participe à notre éducation, à notre ascension et épanouissement spirituels.
Le Modèle Prophétique dans le monde contemporain
La vie du Prophète sert de modèle dans tous les aspects de la vie quotidienne, pas seulement dans la sphère spirituelle mais aussi dans les interactions sociales, commerciales et politiques. Il fut le meilleur croyant, le meilleur commerçant, le meilleur chef militaire, le meilleur époux, le meilleur père, le meilleur juge, le meilleur ami, le meilleur dirigeant, le meilleur voisin… Sa vie est un parfait équilibre et un excellent exemple de nature à éveiller en nous les meilleures vocations.
Adopter son modèle aujourd’hui signifie agir avec justice, intégrité et compassion dans tous les domaines de notre existence.
Connaître la vie des premières et meilleures générations
L’étude de la vie du Prophète, paix et salut sur lui, englobe également l’exploration des vies des hommes et des femmes de sa génération, décrites comme les meilleures de l’histoire musulmane. Ces illustres personnes, simples, avec leurs faiblesses, leurs sentiments, leurs humeurs, mais profondément dévouées à Dieu et au Prophète, ont surmonté des épreuves significatives, illustrant ainsi leur fidélité et leur engagement.
Leur parcours, aux côtés du Messager de Dieu, nous révèle les vertus d’une éducation spirituelle profonde qui les a amenés à renoncer à leurs anciennes pratiques et convictions. Pour nous, musulmans contemporains confrontés à un monde matérialiste, découvrir leur vie et connaître leur cheminement éveille l’ambition d’opérer un changement similaire ; et aspire à devenir les dignes héritiers de ces illustres Compagnon (ne)s.
L’art du vivre ensemble
La vie du Prophète, paix et salut sur lui, révèle des exemples significatifs sur la manière d’interagir avec les non-musulmans. Un exemple marquant est son estime pour le Négus, roi chrétien d’Abyssinie, à qui il recommanda aux musulmans de chercher asile. En louant le Négus, le Prophète valorise la reconnaissance du patrimoine humain fondé sur des valeurs communes, telles que le respect de la dignité humaine et l’équité.
Un autre exemple est le Pacte de Médine, à travers lequel le Prophète a établi une coexistence pacifique entre musulmans et tribus juives, promouvant une communauté basée sur le respect mutuel des droits religieux et la liberté de culte. Ce pacte démontre la vision du Prophète pour une société multiculturelle et multireligieuse, où le vivre ensemble et l’intégration sont valorisées.
Ces actions illustrent comment la vie du Prophète servait de fondement à une approche ouverte et respectueuse des différentes convictions et croyances.
Sa vie est un miracle
L’existence du Prophète Mohammed est souvent décrite comme une suite de miracles, d’événements naturels extraordinaires… Pourtant, son influence révolutionnaire sur une civilisation entière peut être considérée comme le plus grand de ses miracles. En peu de temps, il a transformé une société majoritairement illettrée en une force qui a non seulement adopté une nouvelle religion, mais l’a aussi étendue à grande échelle, surclassant des empires tels que les Perses et les Romains.
Toutes les facettes de la vie du Prophète : la perte précoce de ses parents, son illettrisme, le pouvoir qu’il détenait et pourtant la simplicité qui accompagnait sa vie, l’expansion de l’Islam en un temps record à travers une génération qu’il a éduquée… tous ces éléments sont des signes que sa vie est un miracle. Ibn Hamza d’Andalousie disait : « Par Dieu, si le Prophète n’avait reçu aucun miracle autre que sa vie et son époque, cela aurait été suffisant pour montrer qu’il était Prophète de Dieu. »
Conclusion
Connaître la vie du Messager de Dieu, paix et salut sur lui, n’est pas seulement une quête de connaissances ; elle est un chemin vers une compréhension plus intime de sa conduite, nous permettant de mieux le suivre, de l’aimer davantage, et de nous inspirer de son exemple dans notre quête de proximité et d’amour auprès de Dieu. Le modèle prophétique incarne une manière de vivre et d’agir quotidienne, transformant chaque fidèle en un reflet vivant des enseignements du Coran. Ainsi, en nous inspirant de sa vie, nous aspirons à devenir des manifestations de la parole divine, animées par les principes éternels qu’il a exemplifiés.
- Coran (21 : 107)
- Coran (7 : 158) : “Croyez donc en Dieu et en Son messager, le Prophète illettré, qui croit en Dieu et en Ses paroles, et suivez-le afin que vous soyez bien guidés.”
- Coran (3 : 31)
- Coran, Sourate “Ad-Duha” : « Par le Jour Montant ! Et par la nuit quand elle couvre tout ! Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni détesté. La vie dernière t’est, certes, meilleure que la vie présente. Ton Seigneur t’accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait. Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Alors Il t’a accueilli ! … »
- Rapporté par Muslim
- Rapporté par Ibn Kathir
- Coran (11 : 120)
Nous avons le plaisir de vous informer que la prière de l’Aïd sera célébrée à la mosquée aux horaires suivants :
7h – 8h – 9h
Important : Respect des créneaux horaires
Afin de garantir une bonne organisation, nous vous prions de respecter strictement les créneaux horaires choisis.
Stationnement des véhicules:
En raison du grand nombre de voitures attendues ce dimanche et du fait que les parkings de la mosquée seront entièrement occupés, nous vous encourageons à :
– Stationner dans les quartiers voisins et marcher quelques minutes jusqu’à la mosquée.
– Privilégier le covoiturage.
– Venir dans une seule voiture par famille nombreuse au lieu de plusieurs véhicules.
Votre coopération est essentielle pour assurer une célébration paisible et ordonnée.
Qu’Allah accepte nos prières
Renouveler notre pacte avec notre Messager est le souci capital de ce texte. Un pacte usé par l’écart creusé à travers le temps. La vision devient floue et fragmentée, et la relation terne et affaiblie.
Le voile intellectuel
Les textes s’interposent aujourd’hui entre les musulmans et la personne de cet auguste Homme qu’est le Prophète(paix et salut sur lui). Ces précieuses sources écrites sont propices et suffisantes pour nouer un lien rationnel qui consiste à référencer des sources et en tirer des déductions logiques. Une relation rationnelle, donc profane.
En réduisant l’Islam à sa composante rationnelle, on retient de la personnalité du Prophète, puisse Dieu prier en sa faveur, les signes intellectuellement perceptibles d’un leader surdoué, d’un homme dévoué et d’un militant déterminé. On parle alors d’un modèle islamique qui prône un engagement militant au service d’une idée qui aboutit à la solution. Le cœur et le spirituel, écartés dans ce genre de construction, restent un sous-entendu, un tabou, une affaire privée.
La Naissance signifierait dans ce cas l’avènement d’une nouvelle juridiction ou philosophie mieux adaptée qui répond aux besoins d’une raison de plus en plus active, destinée à jouer un rôle inédit dans l’histoire de l’humanité.
Les liens du cœur
Ma relation avec le Messager, puisse Dieu le saluer, doit-elle être une relation essentiellement intellectuelle où j’apprécierais sa ligne de pensée et la littérature de ses récits ? Ou une relation communautaire puisque j’appartiens à sa grande communauté ? Ou une relation politique car j’adhère à une solution islamique qui opte pour la concertation comme principe de gouvernement ? Ou une relation juridique car je souhaite appliquer le droit musulman ?
Les premiers fidèles se sont joints au Prophète, car il fut la source de la guidée qui leur venait de Dieu ; il fut celui que Dieu leur envoya. Ils recherchaient Dieu. Mohammad était Son messager. Ils n’appliquaient pas des textes en l’absence d’un modèle, mais aimaient, suivaient et obéissaient à cet illustre être élu de Dieu envoyé comme miséricorde pour toute l’humanité de la part du Tout-Puissant et Compatissant.
Un homme rapporte que Aicha (que Dieu l’agrée), l’épouse du Prophète, vint voir le Messager de Dieu et dit : « Tu es plus aimé de moi que ma famille et tous mes biens. Chez moi je me souviens de toi et je ne puis me retenir de venir et de te regarder. Mais j’ai pensé à ma mort et à ta mort et j’ai réalisé que lorsque tu rentreras au paradis tu seras élevé en compagnie des prophètes et que si j’y entre, je ne pourrai plus te voir. » Dieu révéla alors : « Celui qui obéit à Dieu et Son Messager sera avec ceux comblés du bienfait de Dieu dont les prophètes, les véridiques, les martyrs et les pieux. Et quelle excellente compagnie ! »(1)
Dois-je alors avoir une relation de cœur avec le Messager de Dieu ? Oui ! et c’est l’amour d’abord.
Amour et joie du cœur
Aimer le Messager plus que tout, plus que soi est un signe du parachèvement de la foi. C’est ce qui fait goûter à la douceur de la foi. Quelle joie que de passer d’une « foi » que l’on récite à une foi que l’on goûte ! Pour cela, le cœur doit prendre sa place dans notre perception du Message et du Messager. Conjuguer le cœur et la raison. Le rationnel et le spirituel. Borgne sera notre perception si ne ressentant aucune joie dans nos cœurs suscitée par cet heureux événement, nous nous posons la question légitime « Est-il permis de célébrer la naissance du Prophète ? »
Certains raisonnements abusifs, dissuasifs et totalitaires avancés et propagés tentent aujourd’hui d’étouffer, sous peine d’innovation conduisant en Enfer, toute manifestation de joie, pieuse ou non, liée à la naissance du messager de Dieu. S’il est compréhensible que certains fervents légalistes restent sur leur garde, il n’y a pas de raison d’étendre la phobie à toute la communauté.
Loin de diviniser le Messager, le libre cours à l’amour et au respect doit rester un fleuve qui irrigue les cœurs joyeux de la guidée de leur Seigneur.
Abou Lahab, l’oncle du Prophète promis à l’Enfer dans le Coran, bénéficie d’un allégement tous les lundis, jour de naissance de son neveu où il montra une telle joie qu’il affranchit la servante « Thouwaïbah » qui vint lui annoncer la nouvelle. Le prophète célébrait le lundi, jour de sa naissance en le jeûnant. Il a célébré aussi le jour de salut de son frère le Prophète Moïse, dixième jour du mois lunaire de moharram, que la communauté juive de Médine célébrait aussi. S’appuyant sur ces arguments, des savants tels que Ibn Hajar al-‘Asqalânî auteur de Fath al-Bârî, As-Souyoutî éminent savant du neuvième siècle de l’Hégire, Abu Châmah maître de l’illustre Nawawî, As-Sakhâwî et autres se sont prononcés sur la légitimité juridique de célébrer cette naissance par des actes pieux d’adoration et de bienfaisance(2).
Les compagnons, sachant que les actions seules ne pouvaient les élever au degré du Prophète bien-aimé pour l’accompagner au paradis -nous, de même- étaient heureux de savoir que la voie de l’amour assurait cette précieuse compagnie. Un homme demanda au Prophète : « Quand l’heure ? » « Qu’as tu préparé pour elle, dit le Prophète ? » « Rien, dit l’homme, sauf que j’aime Dieu et Son messager. » Le Prophète de répondre : « Tu es avec celui que tu aimes. » » En rapportant ce hadith, Anas le compagnon (que Dieu l’agrée) ajoute : « Nous n’avons jamais été autant heureux que lorsque le prophète a dit : « Tu es avec celui que tu aimes. » Et moi j’aime le Prophète, Abou Bakr et Omar et j’espère être avec eux de par mon amour pour eux bien que je n’aie pas œuvré autant qu’eux. »(3)
La naissance du Prophète est un geste d’attention particulier, de la part d’un Seigneur Patient et Indulgent, exprimé envers des humains qui ont oublié leur raison d’être, leur identité originale et leur prime nature. Les gens, distraits et insouciants, savent que la vie sur terre a une fin mais se laissent entraîner dans l’oubli, puis, interrogés par les anges dans la tombe, ils subissent la surprise, les remords.
Par ailleurs, la naissance du Prophète est une occasion pour l’élection divine parmi les humains. Les hommes et les femmes choisis par Dieu pour être compagnons de Son Prophète ne pouvaient pas l’être sans cette opportunité. Pour nous aujourd’hui, plusieurs siècles plus tard, cette naissance n’est pas moins prometteuse, car l’élection divine se fera pour toujours. « Parmi ceux qui m’aiment le plus dans ma communauté, annonce le Prophète, il y a des gens qui viendront après moi. Pour me voir, ils seront prêts à abandonner leurs familles et leurs biens. »(4) Ces gens sont dits Frères du Prophète dans d’autres hadiths(5) , et ils rejoignent les compagnons dans l’agrément que Dieu leur accorde. Dieu dit :« Les précurseurs parmi les Immigrés et les Auxiliaires ainsi que ceux qui les ont suivis sur la voie de l’excellence sont agréés de Dieu et ils L’agréent. »
La prétention de l’amour du Prophète fleurit chez les paresseux et les pervers. Nous devons accomplir vis-à-vis du Prophète un pacte à double volet : aimer et suivre.
Les vrais fidèles aiment le Prophète, le suivent et lui obéissent. C’est le signe du vrai amour, car Dieu dit : « Dis, si vous aimez Dieu suivez-moi. Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. »
Renouveler son pacte
Renouveler notre pacte avec notre Messager est le souci capital de ce texte. Un pacte usé par l’écart creusé à travers le temps. La vision devient floue et fragmentée, et la relation terne et affaiblie. Renouveler ce pacte mal nourri par la simple référence aux textes et l’alignement juridique bon gré mal gré sur les limites de Dieu, nécessite un modèle humain. Un avantage que les compagnons avaient en présence du Prophète. Pour les fervents chercheurs de la foi, le Prophète annonce des rénovateurs pour la communauté tous les siècles(6) et recommande à chacun de renouveler sa foi par la bonne parole « Il n’y a de dieu que Dieu. »(7)
Louange à Dieu d’abord et à la fin, et que Ses salutations aillent vers le Prophète Mohammad, sa famille, ses compagnons et ses frères.
Notes :
1 Rapporté par Abou bakr al-Haïthamî dans Majma’ az-zouâ-id, Abou Nou’aïm dans Al-Hiliyah, at-Tabarânî dans al-Aoussat et as-Saghîr
2 Voir I’ânat at-Tâlibîn pp.363-364 édition Dâr al Fikr.
3 Rapporté par Boukhari, Mouslim et autres
4 Rapporté par Mouslim selon Abou Houraïra
5 Rapportés par at-Tabarânî, Ahmad, Abou Ya’lâ et autres
6 Hadith rapporté par Abou Dâwoud, al-Bayhaqî et al-Hâkim selon Abou Houraïra.
7 Hadith rapporté par Ahmad, at-Tabarânî
Qu’est ce que le jour d’Achoura ?
Arrivé à Médine, le Prophète, paix et salut de Dieu sur lui, vit que les juifs jeûnaient le jour d’Achoura, dixième jour du mois de Mouharram. Il les questionna à ce sujet et sut que ce fut pour eux un jour béni pendant lequel Dieu sauva le peuple d’Israël de leur ennemi (en ouvrant la mer et en noyant Pharaon et ses soldats). Aussi pour remercier son Seigneur, Moise, paix sur lui, jeûna-t-il ce jour. Le Prophète rétorqua alors : « Nous sommes plus à même de nous réclamer de Moïse.». Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna aux croyants de le jeûner.[1]
Ce jeûne du Prophète était une manière de manifester sa joie et sa gratitude envers Dieu pour avoir sauver son frère Moïse. Il demeura obligatoire jusqu’à la prescription du jeûne du mois de Ramadan.
En effet, notre mère Aïcha, que Dieu l’agrée, rapporte : «… Quand le Prophète arriva à Médine, il ordonna aux fidèles de jeûner ce jour, mais après la prescription du jeûne du mois de Ramadan, il déclara : Que celui qui souhaite jeûner Achoura le fasse, quant à celui qui souhaite renoncer à cette pratique soit libre de le faire ».[2]
Bien que le jeûne du jour d’Achoura soit surérogatoire, il n’en demeure pas moins très méritoire pour tous ceux et celles qui aspirent au Pardon de Dieu. Concernant le mérite de ce jour, Abû Qatâda rapporte que le Prophète paix et bénédiction de Dieu sur lui, a dit : « Le jeûne du jour d’Achoura efface les péchés de l’année précédente ».[3] Il dit de même « Le meilleur jeûne après celui du mois de Ramadan est celui du mois sacré de Mouharram ».[4]
Le mois de Mouharram est le premier mois lunaire du calendrier hégirien. C’est aussi l’un des quatre mois sacrés auxquels le Coran fait référence, à savoir Radjab, Dhoul-qi’da, Dhoul-hidja, et Mouharram et durant lesquels les actes d’adorations et les bonnes œuvres sont valorisés auprès de Dieu.
La meilleure façon serait de jeûner les 9ème et 10ème jours de Mouharram tel que l’a conseillé le Prophète dans un hadith rapporté par Ibn Abbas où il dit « Si je suis encore vivant l’année prochaine, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10) ».[5] Il cherchait ainsi à distinguer la tradition musulmane de la pratique juive qui ne célébrait que le 10ème jour. Le Prophète mourut avant d’accomplir son vœu.
Le jour d’Achoura aura lieu le lundi 08 août. Son jeûne est une occasion d’expier les péchés de l’année qui vient de s’écouler, avec la volonté que la nouvelle année soit menée sous l’Obéissance et l’Adoration du Tout-Puissant. Le Prophète dit : « Il y a dans les jours de votre vie des souffles bénéfiques [nafahâte] de la part de votre Seigneur. Soyez soucieux de vous y exposer ». Cet acte de dévotion et de gratitude, à l’instar du Prophète, est aussi l’opportunité de marquer les liens de foi envers un des Messagers de Dieu, Moïse, paix de Dieu sur lui.
Puisse Dieu nous faciliter l’accomplissement des bonnes œuvres et nous permettre de nous rapprocher de Lui.
Aïd Al Adha signifie « la fête du sacrifice ». Mais savons-nous pourquoi il est question de sacrifice ? Le sacrifice que nous effectuons le jour de l’Aid est dû à l’épreuve du Prophète Ibrahim (‘alayhi salam). En effet, Dieu l’a éprouvé en lui demandant de sacrifier son fils Ismaël (‘alayhi salam). Ibrahim (‘alayhi salam) dit à son fils qu’il le sacrifiait dans un rêve et que cela était une demande de Son Seigneur. Ismaël (‘alayhi salam) accepta le sacrifice pour Allah. Dieu dit :
Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit : « Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses”. (Ismaël) dit : “Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants”.
Sourate 37 : Verset 102
Cependant, lorsque Ibrahim (‘alayhi salam) s’apprêtait à sacrifier son fils, Son Seigneur l’interpella afin de l’en empêcher. Ainsi, Dieu dit :
Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front, voilà que Nous l’appelâmes “Abraham ! Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants”. C’était là certes, l’épreuve manifeste. Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse.
Sourate 37 : Verset 103-107
Ainsi, Ibrahim (‘alayhi salam) sacrifia un bélier au lieu de son fils, par la Grâce de Son Seigneur. En effet, Dieu remplaça Ismaël par un mouton, et ce, par le biais de l’ange Gabriel (‘alayhi salam). Nous devons donc sacrifier au nom de Dieu le jour de l’Aid el adha. Notre Créateur dit :
A chaque communauté, Nous avons assigné un rite sacrificiel, afin qu’ils prononcent le nom d’Allah sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée. Votre Dieu est certes un Dieu unique. Soumettez-vous donc à Lui.
Sourate 22 : Verset 34
Ses mérites
Là encore à travers plusieurs hadith, le Prophète sallallahou ‘aleyhi wa salam nous a vanté les mérites du sacrifice rituel lors de l’Aïd el Adha. Dans un hadith rapporté par Ahmad, Ibn Mâjah et At-Tirmidhî, selon Zayd Ibn Arqam : « On interrogea le Prophète disant : “Ô Messager d’Allâh, que sont ces offrandes ?” Il répondit : “C’est la tradition de votre père Abraham.” On demanda : “Quelle est notre rétribution ?” Il répondit : “Pour chaque poil, vous recevez une bonne action.” On demanda : “Et (les animaux à) laine ?” Il dit : “Pour chaque fibre de laine, vous recevez une bonne action.” »
Dans les Sunan d’Abou Daoud, il est rapporté que le Prophète sallallahou ‘aleyhi wa salam a dit : « En vérité, le jour du Sacrifice est le jour le plus important auprès d’Allah.» Ibn al-Qayyim dit dans son livre Zad al-Ma’ad : «Le jour du Sacrifice est le meilleur jour auprès de Dieu.»
Dans un hadith rapporté par At-Tirmidhî, selon `Aisha radhiAllahou ‘anha, le Prophète sallallahou ‘aleyhi wa salam a dit : « Il n’y a pas une œuvre plus agréable auprès de Dieu que l’homme puisse accomplir le jour du sacrifice que de faire couler le sang. La bête sacrifiée est amenée le jour de la résurrection avec ses cornes, ses poils et ses sabots ; son sang atteint une place élevée auprès de Dieu avant même qu’il ne touche le sol. Réjouissez-vous en ! »
L’Aid el Adha a lieu le dixième jour du mois de Dhou el Hijja, ce qui coïncide avec la fin du pèlerinage.
Le matin de l’Aid, il est conseillé d’effectuer ses grandes ablutions, de se parer de ses plus beaux vêtements, de se parfumer et de se rendre à la mosquée afin d’accomplir la prière de l’Aid. Après la prière, nous devons sacrifier l’animal (mouton, bélier, chèvre…) au nom de Dieu, en s’assurant qu’il soit couché sur son flanc gauche, la tête tournée vers la Mecque. Il faut partager son sacrifice avec les pauvres et les proches. Dieu dit à ce sujet : {Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable.} [ Sourate 22 : Verset 28).
Le jour de l’Aid est un jour de fête durant lequel nous devons faire preuve de générosité, de bienfaisance, de bonté et de piété.
Qu’Allah vous garde et vous protège en cette heureuse occasion. Puisse-t-Il vous bénir à l’occasion de l’Aid Al Adha. Que cette fête soit pour vous un évènement heureux en compagnie de votre famille et vos ami.